Le Toucher et ses apports

Qu'est-ce que le Toucher m'a apporté et m'apporte?

Témoignages d'élèves sur l'apport du Toucher dans leur vie.





Par Christelle Sawiak
Praticienne en Massage des 4 orients
Promotion 2017

www.christellesawiak.com

 

LE TOUCHER ET MOI

Qu'est ce que le Toucher m'a apporté et m'apporte


Le toucher et moi


Je voulais préparer un plan bien structuré, mais après maintes hésitations, je préfère me laisser aller à l’écriture, naturelle et spontanée. Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix, seulement des directions que l’on décide de prendre ou pas, j’ose donc prendre la direction du spontané ! Cela fait quelques  jours, voire quelques semaines, que j’ai ce sujet en tête mais je ne sais pas par quel bout commencer. Le syndrome de la page blanche ? Non, plutôt celui de la pudeur, de la timidité, celle de me mettre en premier plan et de ne parler que de moi.
La seule phrase qui me vient est : « Le toucher, c’est toute ma vie. Toute ma vie tourne autour du toucher », celle de tout le monde d’ailleurs, sans que tout le monde en ait forcément conscience. J’ai trouvé le fil conducteur de ce que je voulais coucher sur papier, un soir dans mon lit. Je pensais à ce sujet de mémoire en me demandant donc pour la centième fois par où j’allais commencer et quel serait le contenu de mon mémoire... le néant ! J’étais perdue, impossible de trouver un plan correct ou tout au moins d’aligner des idées, une partie de mon histoire, dans un sens qui lui donnerait justement du sens. Fatiguée, je décide de me laisser aller au sommeil, et là spontanément et complètement involontairement, je caresse mon oreiller avec le dos de ma main... chose que je n’avais pas faite depuis des décennies !! (Si, si, au moins 20 ans...). Geste banal vous me direz, mais pas pour moi. A ce moment précis, les souvenirs remontent à la surface : moi, enfant, m’endormant le soir en suçant mon pouce et en caressant mon oreiller avec le dos de ma main libre. Je le faisais également devant la télévision ( je caressais donc le coussin du canapé..) ou dès que j’en ressentais le besoin. Car c’était un besoin, un besoin viscéral, un besoin de réconfort (et Dieu sait qu’à l’époque j’en avais besoin). Cela peut paraître anodin, beaucoup d’enfants sucent leur pouce en effet. Mais moi je « caressais » également. Avec ce souvenir, le lien au toucher s’est fait tout naturellement dans ma tête. J’ai donc refait le petit film de ma petite vie ayant pour thème « le toucher » à partir de ce souvenir :

Une maman pas très câline, pas par manque d’amour mais par protection envers elle-même ; je ne l’ai compris que récemment

Un papa violent, donc tactile mais pas comme il aurait fallu (un peu d’humour dans ce monde de brutes ... !)

Un besoin constant de « contact » avec les gens que j’affectionne, mais surtout pas avec les autres, ceux que j’apprécie moins ou pas du tout ; là c’est moi qui aie mis des barrières.

La découverte de mes mains et de tout ce qu’elles m’apportent, qui s’est fait sur un long parcours et graduellement, avec une mention spéciale pour la formation massage des 4 Orients qui a bien empaqueté le tout. 😉

Une recherche d’harmonie avec mon corps, être à son écoute, le comprendre et surtout en prendre soin – j’ai mis du temps avant d’y arriver et je ne suis pas encore sûre aujourd’hui de le comprendre, mais au moins j’essaie !

Pour résumer, ou plutôt pour développer, j’ai toujours été en manque de toucher, d’affection et de câlins, j’étais donc énormément en demande. Je ne me souviens pas de moi en bas âge ou de ma toute jeune enfance. Mais du plus loin que je me souvienne, maman ne supportait pas que je lui fasse des câlins. Notamment à partir de l’adolescence où Maman ne se gênait pas pour me dire que j’étais en âge d’avoir des petits copains et que je ne devais plus lui faire de câlins à elle... quelle injustice j’ai ressenti, de la détresse même. Cette situation a généré des conflits, insolvables bien évidemment. Jusqu’à ce que je comprenne que Maman avait érigé ses défenses pour des raisons qui lui étaient propres, et que d’essayer de les franchir revenait à violer son espace vital. Ce jour-là j’étais résignée, mais encore plus triste. Alors j’ai arrêté de lui demander, d’essayer d’obtenir par tout stratagème ces câlins, devenus le Graal à mes yeux, qui lui étaient impossible de me donner. Papa ne me câlinait pas non plus. Bébé sûrement, il adorait les nouveau-nés, mais une fois que les petits bébés laissaient place aux jeunes enfants qui courraient partout, il était plus en proie à nous recadrer et nous empêcher de bouger. Il avait son lot de bagages lui aussi et malgré tout il a réussi à me montrer qu’il m’aimait, à sa façon. Donc, les gestes tendres, la tendresse tout simplement, n’était pas dans son vocabulaire. Sauf quand il a quitté la maison, mais c’était déjà trop tard. Le manque était bel et bien là, installé en moi.

Je me souviens de ma grand-mère maternelle, que je voyais très rarement, trop rarement. Lorsque je pense à Mamie, qui n’est plus là depuis longtemps, je sens la douceur de sa peau, sa texture, son odeur. Dès qu’elle était là, j’étais littéralement collée à elle !! Ce besoin de contact, de « toucher ». Ma douce Mamie...
En écrivant ces mots, je m’aperçois que la mémoire fonctionne avec les sens. Je le savais déjà, mais là c’est frappant et surtout pour le toucher. Je me souviens de sa peau et son odeur, pas de nos conversations ou de nos moments ensemble, mais bel et bien de ce « toucher » et ce qu’il a laissé en moi comme souvenirs.

Comme je le disais plus haut, j’avais ce constant besoin de toucher les gens que j’affectionnais. Je ne me posais pas de questions à l’époque, c’était comme ça tout simplement.
Puis quand j’ai commencé à avoir des petits amis, j’ai vite compris que je ne pouvais plus être aussi tactile avec mes amis hommes. J’ai donc choisi d’être tactile avec mes petits amis uniquement. Tactile, faible mot, je pense avoir été, pour certains peut-être, collante. Il me fallait toujours un contact
physique minimum. Attablé avec plusieurs personnes, il me fallait pouvoir le sentir, même si je discutais avec quelqu’un d’autre, un pied, une main posée, peu importe, mais un contact.
Je ne parle pas des heures que je passais dans les bras à donner ou recevoir des caresses.

En parallèle, je ne supportais pas que les gens qui n’étaient pas proches de moi dans ma vie ou dans mon cœur, me touchent. Ne serait-ce que de me parler trop près me rendait presque malade ! aujourd’hui encore, je l’avoue, il me faut mon périmètre de sécurité avec ces gens là ☹

Il y a quelques années, j’ai commencé à être attirée par les massages. Dès que je partais en vacances ou en déplacement professionnel (et dans mon dernier emploi, je voyageais au moins une fois par mois pendant 5 ans) je me faisais masser. C’était mon petit plaisir, mon moment à moi.
Je me souviens d’un massage, qui n’était pas le premier d’ailleurs, mais celui-ci m’a marqué, car pour la 1ère fois, j’ai eu l’impression de prendre conscience de mon corps. C’est comme si les mains qui me massaient faisaient naître chaque partie de mon corps, elles lui donnaient vie, et moi j’en prenais conscience, je prenais conscience de mon corps, de chaque centimètre de ma peau, du relief de mon corps, de ses angles, de ses formes. Je me découvrais pour la 1ere fois. De l’écrire, je n’en reviens encore pas.
Je n’ai jamais vraiment compris ce qui s’était passé ce jour-là, mais je ne l’oublierais jamais.
Un lien, une connexion s’est faite entre mon corps et mon esprit, ou mon mental. Mon mental a découvert ce corps physique dans lequel il vivait pourtant depuis de nombreuses années !!
J’en étais bouleversée, mais quelque chose s’est posé ce jour-là. Quelque chose qui est resté car à partir de ce moment-là, les caresses que j’ai reçu des hommes qui ont partagé ma vie étaient différentes. Pour être plus juste, je les recevais différemment ; et j’en avais besoin ce qui n’était pas le cas avant.

Ma vie professionnelle m’a portée vers des horizons différents de ceux auxquels j’aspirais me développer. Point important dans ma relation au toucher. En parallèle de ma vie professionnelle, 2 choses se sont « imposées à moi », la peinture et le Reiki. Je ne vais pas raconter cette histoire en détails,  sinon je finirai par écrire un roman (...) Le Reiki est un très joli mot japonais, pour parler de soins énergétiques. C’est une méthode que j’affectionne particulièrement, mais pour faire court, on utilise ses mains pour prodiguer des soins énergétiques. Les mains, encore ! Lorsque j’ai commencé le Reiki, j’ai également attaqué la peinture, que j’aime d’ailleurs faire avec les mains plutôt qu’avec un pinceau ou un couteau (...) à cette période, je me suis rendue compte que beaucoup de choses tournaient autour de mes mains : peinture, sculpture, Reiki, cuisine, il fallait toujours que j’utilise mes mains. Cela m’intriguait mais je n’étais pas allée beaucoup plus loin dans cette réflexion. Je ne le savais pas à l’époque, mais j’étais en train de mettre en place ma nouvelle vie.
Après avoir fait un « burn-out » professionnel pour ne pas m’être suffisamment écoutée (il est très difficile de s’éloigner de tout ce que la société nous impose comme étant une norme, voir une obligation, pour pouvoir enfin penser par soi-même et décider d’essayer d’être qui l’on est vraiment...), j’ai décidé d’essayer de vivre de mes passions. Je ne voulais plus de cette course contre la montre, cette course pour la réussite et pour l’argent. Je voulais une vie simple et heureuse. Faire ce que j’aime, prendre soin de moi en m’occupant des gens.

La 3ème chose qui s’est alors imposée à moi, ce sont les massages. Ce n’était pas « prémédité », je devais faire une formation massage pour compléter toute ma formation Reiki que j’ai faite en Suisse et qui est très réglementée. J’avais le choix entre différentes spécialités mais j’ai préféré les massages. J’ai finalement fait cette formation dans le Sud de la France, car j’ai décidé de me rapprocher de ma famille.
Le 1er jour de formation, avec Cécile, j’avais une de mes plus grosses peurs au ventre, celle de toucher et me faire toucher ! Ma réticence à me faire toucher par des inconnus était toujours présente, amplifiée par mes débuts en Reiki où je ressentais énormément les maux des gens, j’avais beaucoup de mal à faire la part des choses, ce qui appartenait aux autres et ce qui m’appartenait, à moi. Mais finalement, cette peur s’est envolée ! comme ça, d’un claquement de doigts, si j’ose dire, tant d’appréhensions pour rien. Cette peur n’était peut-être qu’une illusion du mental, un mur que je m’étais construit, en vain ; ou alors j’avais enfin assimilé la « technique » pour faire le tri dans mes ressentis. Me faire toucher, recevoir un massage aujourd’hui est un besoin ! plus je masse et plus j’ai besoin de me faire masser.


Cette formation massage m’a apporté bien plus que de simples techniques. Cette formation m’a ouvert les portes d’un nouveau monde, mon monde...
Elle a consolidé des choses qui étaient déjà là, mais pas encore suffisamment installées. Aujourd’hui elles le sont. J’ai redécouvert mon corps d’un point de vue activité physique (du fond du cœur, merci Cécile), et j’ai surtout appris à lui faire confiance. Je me suis découvert des capacités que je me pensais interdites. Je n’ai jamais été très sportive et j’ai eu pas mal d’accidents (voiture, cheval, etc..) et un stress excessif, donc des soucis récurrents avec mes cervicales et mes lombaires. Je me suis mise au Pilate il y a quelques années pour essayer d’améliorer tout ça, ce qui fut le cas. Mais je me sentais toujours fragile et je me surprotégeais en essayant de ne pas me faire mal. Le 1er jour avec Cécile, lorsque je suis rentrée à la maison mon corps me faisait atrocement souffrir. J’étais au bout de ma vie !!! le 2ème jour rebelote, là j’ai commencé à m’inquiéter. Je me suis dit que ce n’était pas possible de faire des massages dans « ces positions » et que l’activité du matin était une vraie torture. Je me voyais déjà arrêter cette formation et je pense l’avoir mentionné à Cécile, qui m’expliquait déjà que chaque corps allait à son rythme et qu’il fallait s’écouter. Je ne devais pas être complètement convaincue par son discours ☹
Mais un matin, après m’être couchée la veille toute courbaturée, quelle fut ma surprise de me réveiller en pleine forme et sans aucune douleur ! Ce jour-là, j’ai compris. J’ai compris que je ne faisais pas assez confiance en mon corps. Qu’il avait les capacités, et je dirais même plus, il en avait besoin !!! et aujourd’hui je suis les cours d’Art du Mouvement chaque jeudi et c’est plus qu’un besoin, c’est une drogue ! je fais les exercices à la maison également. Si mon corps n’est pas « en activité », je ne me sens pas bien. Après s’être réconciliée avec mon corps, la communication avec lui s’est installée. Elle était peut-être déjà là auparavant, mais différemment. Aujourd’hui je l’écoute beaucoup plus qu’avant. Ce besoin de bouger, de réveiller mon corps, de le nourrir de bonnes énergies, le nourrir tout court, le protéger aussi et le respecter.

Ma façon de toucher les gens est différente depuis cette formation. La 1ère fois que je l’ai remarqué était avec ma nièce. Les petits sont toujours «collés» à moi, mais cette fois-ci, quelque chose de « bizarre » est arrivé. La petite me saute dans les bras, ma main se pose sur son dos, mais le contact a été différent, comme si ma main se posait « vraiment » sur son dos, plus qu’un contact, une « présence » qui a fait que je n’ai pas seulement ressenti son dos, j’ai ressenti tout son petit être, différemment... je ne sais comment l’expliquer et j’ai du mal à trouver les mots justes. Cette sensation s’est amplifiée avec mon petit ami de l’époque. Je l’ai toujours beaucoup caressé, mais ma façon de le toucher était différente. Je me suis surprise à le caresser les yeux fermés, mais je ne faisais pas que le caresser, je le redessinais et je le mémorisais. Mes mains exploraient chaque courbe de son corps, de sa peau, ma main analysait, ressentait chaque grain de sa peau. Le contact était différent, tout est différent aujourd’hui. Ce que je ressens est différent. Un peu comme s’il y a avait plus de précision, plus d’intensité, plus de ressentis, plus de contact entre ma main et ce sur quoi elle se pose.

Qu’en est-il de mon ressenti lorsque je suis touchée ?
Je ne sais pas encore très bien pour être honnête. C’est peut-être triste à dire mais j’ai passé ces derniers mois à donner plutôt qu’à recevoir. Les seules fois où j’ai reçu récemment, et autrement qu’en recevant un massage, je sortais de l’hôpital, mon corps était en souffrance et j’ai reçu des câlins, des caresses de réconfort. Je les ai absorbées !

Cette formation m’a également poussé, indirectement, à travailler avec les gens malades d’Alzheimer (ma Maman...) et là encore, c’est bouleversant. C’est le sujet de mon 2ème mémoire qui me tient énormément à cœur. Sans rentrer dans les détails, chaque fois que je vais voir ma Maman et que je vois ces « collègues » je leur dis bonjour en les touchant, chose que je ne faisais pas avant. Mes mains parlent, elles parlent plus que les mots qui  peuvent sortir de ma bouche.
Maman me câline depuis qu’elle est malade et placée, et ça, ça n’a pas de prix. Je récupère le temps perdu et je ne me lasse de la prendre par la main, de la prendre dans mes bras. Ce lien mère-fille semble enfin être apaisé et j emmagasine sans aucune modération tout ce qu’elle souhaite bien me donner 😉

Depuis cette formation, les choses sont différentes, tout est différent. Suis-je différente ? ou est-ce que je vois simplement les choses différemment ?
Est-ce finalement le prolongement de moi-même ? est-ce que ce manque constant était là pour me mettre sur la voie des massages et de ma nouvelle vision du toucher (de ce nouveau ressenti pour être plus juste)?
Est-ce que qui je suis aujourd’hui est l’éclosion du jeune et frêle bourgeon que j’étais ? ou est-ce un remède que je me suis confectionné pour palier à un manque ? je ne sais pas, mais dans les 2 cas, je garde le résultat car il me fait me sentir bien, heureuse et à ma place.
On m’a toujours dit que j’avais de belles mains... Je ne pensais pas qu’elles étaient aussi importantes et qu’elles prendraient une aussi grande place dans ma vie. A vrai dire, elles jouent un rôle clef dans ma vie aujourd’hui, ou depuis toujours, mais je n’en avais pas conscience.

Aujourd’hui mes mains cuisinent, créent, peignent, caressent, étreignent, soignent, massent, soulagent, apaisent, réveillent, stimulent, donnent du plaisir, protègent, réconcilient ... Mes mains communiquent, mes mains s’expriment, elles parlent, elles reçoivent et elles ressentent ... Des sentiments, des émotions, des peurs, de la tristesse, de la joie, des colères, des frustrations, des barrières, des blocages, de l’amour...Elles découvrent, dessinent, redessinent, mémorisent, modèlent. Et surtout, mes mains ont conscience de tout ça. C’est la grande différence. Toute ma vie tourne autour de mes mains et du toucher et je ne conçois plus ma vie autrement que comme ça.

Et demain ?
Je pense que l’univers du toucher est immense. Je n’en suis qu’à mes humbles débuts, mes petites découvertes. Je n’ose imaginer mes ressentis ou l’évolution après avoir massé et massé et massé des centaines de corps. Et l’impact que cela aura sur ma vie privée, mes relations affectives, mes enfants si je suis Mère un jour, l’homme ou les hommes qui partageront ma vie. Mes envies d’améliorer la vie des gens grâce au massage, au toucher sont grandissantes. Une cliente m’a dit aujourd’hui « cela devrait être remboursé par la Sécurité Sociale ! » et oui, le massage devrait être obligatoire dans la vie de chacun. Du bébé qui grandit devenant enfant, adolescent, adulte, personnes âgées tombant malade et personnes en fin de vie. On devrait tous y avoir droit et tout le temps. J’ai des envies de voir le massage s’imposer à la société comme il s’est imposé dans ma vie. Un besoin primaire, viscéral, un accompagnement, une thérapie, un pas en avant vers le bien-être, le savoir-vivre, le savoir-être, L’Écoute de soi, une réconciliation du
corps et de l’esprit, le moment présent... et j’en passe. Le toucher dans la vie de chacun.
Pour terminer, je souhaite remercier ce que la vie a mis sur mon chemin, avec ses joies et ses peines, ces gens que l’on rencontre et qui nous guident, volontairement ou pas. Ces rencontres inopinées, ces échanges de quelques minutes ou de plusieurs heures, qui peuvent changer une vie.
La vie a mis cette formation et pas une autre sur mon chemin, et je lui en suis reconnaissante 😊
Plus que la formation, cette personne qui change la vie, c’est Cécile et je souhaite la remercier !
Merci Cécile pour ton Amour du massage, pour ta vision de la vie, pour ton envie de transmettre, et le cœur que tu y mets, pour ton Amour de l’être humain, pour ta patience, ton ouverture d’esprit et pour cette petite flamme qui brûle en toi.
Tu as ouvert des portes sur un Monde nouveau et à titre personnel, tu m’as fait croire en moi et tu m’as poussée au-delà des limites que je m’étais fixée. Merci !





Par Sandrine Casa
Massage des 4 Orients
Promotion 2017

 
Le touché du massage m’a redonné la sensation de plaisir, celle de travailler de nouveau avec mes mains, revivre une passion à travers le touché par l’intermédiaire d’une énergie nouvelle bienveillante en reproduisant des mouvements délicats comme lorsque je prenais plaisir a créer de mes mains.
Cet acte doux traduit par le toucher, nous informe sur ce don que nous avons tous à pouvoir créer une relation harmonieuse auprès d’une autre personne sans parole, simplement par l’écoute et le regard et par la délicatesse d’un geste communiquer un état de bien être véritable dans l’esprit de la réciprocité.
La douceur d’un geste la profondeur d’un toucher, l’écoute du ressenti de la peau sont des perceptions indispensables à cette pratique qui nous demande une grande concentration et disponibilité.
Le massage pour moi c’est offrir une énergie positive sur un corps fatigué, douloureux ou tout simplement recouvrer la sensation de l’enveloppe maternelle comme lors du développement du corps in utero.
J’ai dû aller au plus profond de moi-même et aller chercher dans mes retranchements les plus enfouis pour trouver la sensibilité nécessaire au développement de mon bien être et ainsi pouvoir prendre soin d’une personne lors d’un massage. Aller au-delà des idées préconçues de mon vécu et de mon éducation, surmonter les craintes du toucher jusqu’alors inconnu,s’ouvrir par son cœur et son corps pour rejoindre les personnes en demande de notre savoir et leur offrir notre sens du toucher. Une perception délicate et très intense.
Nous sommes parfois plein d’enthousiasme et plein de bonne volonté à l'idée de commencer une nouvelle expérience comme « Le massage bien être » mais il n’est pas exclu que nous soyons obligé de faire face à de nombreux paramètres, obstacles psychologiques que notre mental à enfouit profondément sans en avoir réellement conscience. Ou commence nos blocages ? Qui sont ces personnes qui vont s’installer confortablement sur nos tables et s’abandonner a nos gestes pour trouver l’apaisement, voila une sensation unique et insolite.
II est nécessaire cependant d’y faire face, d’affronter les dissonances qui nous fond perdre notre axe, se recentrer pour nous donner la possibilité de s’ouvrir à la demande et de se rendre disponible, donner le meilleur de nous et par conséquent le meilleur massage possible.
Passer par des étapes physiques et psychologiques me paraît aujourd’hui indispensable. Se poser les questions sur la personne que nous sommes réellement fait partie des efforts à faire. Oui ce n’est pas simple c’est même un challenge considérable.
Le mouvement de mon corps m’a fait prendre conscience de la capacité que j’ai à pouvoir m'assouplir pour mieux me détendre et accomplir les bons gestes.
La respiration est mon problème majeur selon moi et cela m’a interpellé rapidement.. désormais je ne reste plus sans exercices quotidiens de yoga ou pilate. J’essaie aussi de réduire les douleurs dûes à ma scoliose. J’ai réussi à muscler mon dos avec le plaisir de voir les tensions corporelles disparaître progressivement. Les blocages psychiques qui me perturbaient et m’empêchaient de progresser dans la pratique se sont aussi améliorées grâce aux discussions, à l’écoute, aux conversations entre professeurs et élèves, l'approfondissement de mes questionnements sur la vie, tout cela m’a permis de me mettre face et à mes peurs et mes doutes.
Ce développement personnel qu’induit la formation "de l’institut CHUN" nous recentre et nous pousse à prendre conscience de ce qui nous entoure, nous poser les bonnes questions, nous améliorer et s’ouvrir à la notion d’écoute « de soi et de l’autre ».
Personnellement, mon envie de procurer du plaisir aux autres par l'intermédiaire de mes mains remonte à mon enfance.
Passionnée par la couture et le dessin, j’avais choisi le métier de styliste modéliste, pas si éloigné finalement de celui du massage puisque créer et fabriquer des vêtements demandent aussi une sensibilité, un doigté et une vision très similaire au massage : "L’harmonie d’un tombé de tissu qui épouse les formes d’un corps, la couleur d’un tissu qui se coordonne sur la couleur de la peau, la qualité d’une matière qui s’allie avec la peau, la forme d’un vêtement qui correspond à la physionomie, et le tout qui s’identifie à la personnalité et au caractère de la personne. Cela demande de la part d’une créatrice un grand sens de l’observation. La couturière enveloppe le corps par « une matière, le tissu « et la masseuse enveloppe le corps avec " une matière huileuse " et cela par sa gestuelle.
Les années à travailler dans ce monde de la création de mode fût formidable, créer, fabriquer, dessiner, modeler, donner vie à un modèle d’après un simple croquis et métrage de tissu, mettre en valeur une personne fut une énorme satisfaction. Fabriquer des costumes de danse et de spectacle à l’opéra de Monté Carlo, des robes de soirée, de mariées, de ma propre imagination me comblaient. Le temps passant, ma relation à la création s’est dégradée, il fallait rendre ce métier suffisamment lucratif et cela devint difficile. Ce fut pour moi la dégringolade. De plus, des problèmes de cervicales rendaient ces moments de plaisirs comme une torture, je n ‘arrivais plus à garder la position pour coudre et à passer autant de temps derrière une machine. Ce métier passionnant était devenu beaucoup trop accaparant et la rentabilité insuffisante par rapport au temps passé… S'en suit la concurrence des magasins fabriquant à l'étranger, réduisant nettement les chances d’être aussi rentable que ces grandes enseignes qui arrivent à produire de beaux modèles à bas prix.
J’ai fini par me décourager et ne plus avoir ni l’envie ni le plaisir de créer et de fabriquer jusqu’à rejeter ce métier qui m’avait pourtant tant apporté dans ma vie. Et puis plus rien… plus d’envie... pendant plus de 10 ans. La passion a fini par disparaître pour laisser place à des doutes. La présence de mes enfants m’a donné une grande joie et un argument en or pour ne plus exercer ma profession mais la mélancolie a eu raison de moi pendant de nombreuses années.
Heureusement ma famille présente et soudée m’a beaucoup aidée. Aujourd’hui, ma vision de la vie a changé, le massage m’a redonné ce plaisir perdu celui de retrouver un intérêt dans ma vie et un sens à mon passé. Arrivée au terme de cette formation des  4 orients, j’ai ressenti l’envie  de ressortir ma machine à coudre et de replonger mes mains dans la fabrication et la création des tissus. J’ai trouvé que de faire rouler une couture sous mes doigts me donnait la même sensation que de faire rouler un muscle sous mes doigts. L’aspect d’un tissu soyeux m’a fait sentir la douceur de la peau. Mouler un tissu sur mannequin m’a fait penser au geste que l’on pratique lors de l’onction pour le massage de l’eau. Tous ces petits détails que j’avais enfouis et dont je me désintéressais depuis plusieurs années, je me suis réappropriée les gestes, petit à petit, de manière différente.
Néanmoins, Je sais que ce métier ne sera plus qu’un passe temps et que je ne l’exercerais plus comme avant.
Grâce au massage, j’ai pu retrouver de belles sensations dans mes mains, j’ai été même surprise de me sentir plus intéressée par le détails et plus attentive à mon doigté. Grâce au massage, j’ai pu retrouver une fierté à travailler de nouveau dans un métier passionnant et gagner de nouveau de l’argent. Je pensais ne plus en être capable et être obligée de travailler dans un métier quelconque pour moi sans aucune envie et passion, mais heureusement, j’ai compris grâce à une rencontre avec une personne médium que mes mains avaient très certainement encore de belles choses à exprimer. Je me sens à présent sereine et bien plus épanouie qu’avant. J’étais comme une pierre blanche qui avait perdu son éclat et avait terni avec le temps.
J’ai pu constater à mes dépends qu’une femme au foyer qui ne travaille pas à but lucratif n’a aucune valeur auprès du monde extérieur. Elle est inutile pour beaucoup et même fainéante pour d’autre. C’est une bien triste constatation de notre monde actuel. Aujourd’hui, une femme doit savoir s’occuper de ses enfants, son mari, sa maison,  avec une organisation quotidienne pointilleuse et travailler pour être reconnue en tant que personne de valeur. Il est cependant rare de voir un homme gérer les courses, le repas, le ménage, les lessives, les devoirs des enfants et son job en même temps, tout en sachant prendre soins de son épouse adorée... à moins que… ce ne soit pas le rôle d’un homme…
Cependant, je pense également qu’en tant qu’être à part en entière, il est important dans l’existence d’une personne et surtout d’une femme de savoir ne dépendre de personne. Être indépendante permet la liberté et le respect. En tant que maman d’une petite fille de dix ans, à présent en âge d’observer ce qui se passe autour d’elle, je dois aussi montrer l’exemple à ma fille. Si je ne trouve pas mon indépendance en tant que femme comment arriverais-je à lui démontrer l’importance de ne dépendre que de soi et de personne d’autre.
Ce que j’aime finalement c'est prendre soin d’une personne, comme je l’ai fais pour mes enfants. Leur consacrer du temps et de l’affection était aussi mon bien-être à moi. Cette sensation de donner de ma personne, je sais à présent que je peux la perpétrer et l’étendre à d’autre, pas seulement à mes proches mais aussi à tous ceux qui souhaitent retrouver l’unité de leur corps, la circulation de leurs énergies et de leur « bien-être », l’espace de quelques heures ou quelques minutes je peux leur apporter mon savoir désormais grâce « à l’institut Chun ». Et surtout grâce à Cécile Durin, j’ai pu retrouver l’estime de moi.




Par Isabelle Romero
Praticienne en Massage des 4 Orients
Promotion 2017



La proposition d’écrire sur le toucher et ce que m’a apporté le toucher m’a tout de suite plu car j’aime écrire. J’aime décrire les choses avec les mots choisis pour exprimer ma pensée, de manière précise et ajustée, à la recherche d’une certaine sonorité. En ce sens, j’y vois un lien avec le toucher qui, lui aussi, exige de la précision, de l’ajustement et qui prend également une dimension musicale, avec les phrases et leurs rythmes que constituent les mouvements dans le massage.
Après le module “Au Couchant”, lorsque j’ai commencé à mettre quelques idées en perspective, je me suis dit que si je devais choisir un seul mot pour parler de ce que ces semaines de formation m’ont apporté, je choisirais le mot "Émerveillement". Émerveillement pour tous les enseignements, reçus de chacun et sur tous les plans, de la pratique, du corps et de la conscience. Émerveillement pour la découverte de l’intelligence infinie du corps et pour le chemin parcouru en un an. Avant d’être terminée, la formation avait déjà tenu ses promesses de cheminement vers moi et vers les autres.

Et si tout cela reste vrai, avec le dernier module “Du Massage à l’Art” et l’introduction du principe Yin Yang, le mot que j’ai envie de garder maintenant est ‘Incarnation’. Avec ce mot, je dis un grand “OUI” à la vie, à la vie dans la matière, née dans ce corps de petite fille devenue femme qui chemine sur la voie de son unité entre le Ciel et la Terre, le spirituel et le matériel, le masculin et le féminin. Le massage me permet de “rentrer” dans mon corps, dans ma chair, dans mon incarnation. J’y suis. Je peux dire que cette formation m’a accompagnée et continue de m’accompagner sur le chemin, de manière fort appropriée, en quête de moi-même, de détente, de paix, de joie et d’ouverture du cœur. Je me remercie pour avoir suivi mon envie, ce désir de ne pas rester assise au bord du chemin.
Je remercie Monica qui m’a vivement conseillée de contacter l’Institut Chun. Je suis pleine de gratitude pour la beauté des enseignements de Cécile et pour la grâce, la sagesse et l’inspiration qui l’habitent. Merci également à tous mes camarades de formation qui m’ont enseignée en étant ce qu’ils sont, me donnant, à maintes occasions, accès à une part de moi-même. Enfin, merci à Véronique, Eloïse et Amaël, les autres enseignants de l’Institut Chun, qui nous ont accompagnés lors du stage Praticien et qui, chacun dans leur domaine, ont participé aussi à ouvrir de nouvelles portes.

Mais pour commencer, parlons du toucher, puisque c’est le sujet.
 

Le toucher

A bien y regarder, le toucher est au centre de notre vie quotidienne. Il ne se passe pas une seconde sans que notre peau soit en contact avec quelque chose, ne serait-ce que l’air pour commencer, nos vêtements, dans la préhension des objets, lors d’un bonjour échangé… Et pourtant, tout cela se passe de manière très anodine, sans que l’on y porte une attention particulière. On aurait envie de dire "y'a pas de quoi en faire un plat !". Pourtant, lorsque je mets un peu plus de conscience dans le toucher, pour ce qu’il est et ce qu’il procure, il y a vraiment de quoi en faire TOUT un plat !
Que je sois massée ou en train de masser, dans les deux cas, le toucher me donne la possibilité d’être en relation. Avec moi-même et avec l’autre. Quand j’accepte de m’abandonner à donner ou recevoir, ma peau devient un espace de connexion privilégié, où une communication plus subtile peut s’établir au niveau du ressenti, à l’intérieur de moi. Le toucher me permet de faire l’expérience de la matière, de mon corps, de mes sensations physiques. Il ouvre un espace de conscience du corps mais aussi des pensées qui me traversent. Il m’invite à accueillir l’inattendu et à vivre la joie de la transformation d’une pensée limitante (je n’y arrive pas, je n’aime pas, je vais avoir mal, etc.) en l’accueil de ce qui est là et qui, souvent, amène finalement une richesse et surtout une détente, un lâcher-prise qui permet une ouverture. Alors l’échange peut se faire. Ce qui est donné est reçu, accueilli. Ce qui ne peut pas être donné l’est aussi.
Le toucher met en évidence l’intelligence infinie du corps et ses liens intimes avec le cœur et l’esprit. Le toucher répare, reconnecte et semble chercher la vie à tout prix.
J’en ai pour preuve l’expérience émouvante du massage de mes bras, qui d’abord générât une frustration due à une grande insensibilité et qui, dans l’accueil de ce qui est, créât une connexion bien concrète entre mes bras et mon cœur. Cette expérience, bien ancrée dans mon corps, a amené à ma conscience la compréhension que mes bras, qui symbolisent ma capacité à agir, sont d’une certaine manière, reliés à mon cœur, ce cœur qui donne du sens à mes actions, qui donne vie à mes intentions. Ainsi, j’ai clairement vu que j’avais passé l’année dernière à porter ma fille, littéralement, à bout de bras, et comme ma motivation était de lui éviter de souffrir parce-que j’avais peur, plutôt que de lui faire confiance et faire confiance en la vie, mes efforts ont non seulement été vains mais j’en suis ressortie épuisée.
Oui, je peux faire confiance au toucher, il va faire son travail. Il n’a pas besoin de "moi", seulement de ma présence et ma bienveillance. Et ça c’est mon travail, ma responsabilité.
Car le toucher a besoin d’être délicat. Si j’ai toujours massé et été massée, j’ai vraiment pris conscience du sérieux, je devrais dire plutôt de la profondeur, de ce travail et de sa beauté. Au fur et à mesure des semaines d’apprentissage, la palette des manœuvres, des touchers (pétrissage, lissage, pressions, etc.), des rythmes, des parties du corps utilisées pour le massage, des postures (avec l’utilisation du poids du corps), s’est petit à petit constituée en techniques de base sur lesquelles je sens que je peux m’appuyer et continuer à travailler.
Mais au-delà de la technique, quelque chose de plus profond se joue ici pour moi. Le massage nourrit mon besoin de contribuer au bien-être de mon prochain, d’apporter du soin, du soutien, du réconfort et de la bienveillance. Quand ce besoin est nourri, j’en goûte la joie et la paix dans mon cœur.
Contribuer exige de moi d’être présente, attentive à moi-même et à l’autre, de lâcher mes peurs et mes jugements, de faire confiance. Le massage est un beau terrain de jeu pour continuer ce long et lent travail de conscience.
 

Le corps

Je réalise qu’avant de faire cette formation, j’étais dans l’ignorance de l’intelligence de mon corps et de sa capacité à guérir, à se guérir. Grâce à tous les enseignements et exercices proposés pendant la formation, la pratique matinale de l'Art du Mouvement, les jeux en extérieur et bien évidemment, les massages en eux-mêmes, j’ai fait l’expérience directe du lien entre la connexion à mon corps, la capacité à prendre conscience de ce qui est, et notamment de mes émotions, et la capacité à accéder à une certaine forme de connaissance ou tout au moins à une compréhension qui serait juste pour moi. Je me souviens d’avoir pleuré assez souvent pendant cette formation et alors que j’écris ces lignes, je ne me souviens pas toujours pourquoi précisément, mais je sais que les émotions ont pu être vues, exprimées, accueillies lors des échanges avec Cecile et le groupe et je pense, pour la plupart, libérées. Les jeux ou exercices pratiqués en extérieur, en apparence simples et anodins, toujours par le biais du corps, ont permis de travailler des sujets importants comme la place que je prends dans le groupe, la responsabilité de mes choix, mon engagement dans la vie, la relation à l’autre, etc. Là aussi, des émotions sont remontées et je pense notamment au jeu qui m’a le plus marquée avec le bâton qu’il fallait faire tenir entre deux personnes, chacune avec une extrémité du bâton placée au-dessous du nombril, tout en se déplaçant sans le faire tomber. Par la sensation du corps et de ce que je pouvais voir fonctionner ou pas, il m’est alors apparu clairement que dans une interaction entre deux personnes, il ne s’agit pas d’imposer
la volonté de l’un ou de l’autre mais bien de coopérer en étant chacun à l’écoute de l’autre. Expérimentation qui allait trouver un écho avec la découverte du processus de la communication non violente, abordée lors du stage praticien et que j’ai eu envie d’approfondir depuis. Dans ce travail, par le corps, en prenant conscience de mes difficultés, de mes émotions, j’ai eu accès à une compréhension, à une réponse qui m’a semblé juste pour moi. Mon corps sait. Il me parle. Et si j’ai un temps pensé que l’attachement au corps était synonyme d’illusion, j’ai choisi de le vivre comme le temple de mon incarnation sur Terre et d’en prendre soin du mieux que je peux. D’autre part, je peux dire aujourd’hui que j’ai la sensation que mon corps a été unifié. Et si un travail a aussi été fait en parallèle à la formation, c’est une évidence pour moi que le fait d’avoir été massée, de recevoir, de donner, de m’être connectée à mes sensations corporelles, à mes émotions et de les exprimer, m’a permis de découvrir des aspects de moi, notamment une grande douceur et un désir profond d’être dans la bienveillance. Cela a permis également de commencer un travail de réconciliation entre le masculin et le féminin qui ont longtemps été en opposition avec la difficulté de vivre les deux dans la fluidité.
 

Les 5 éléments


Il m’a fallu un peu de temps pour vraiment commencer à comprendre le lien avec les 5 éléments. C’est pendant le module "Au Couchant" que j’ai eu le déclic pour ainsi dire. Pendant cette semaine, j’ai beaucoup baillé, senti ma cage thoracique se déployer et ma respiration se libérer. J’ai vécu de manière concrète la relation avec l’élément Air, ce qui m’a permis de mieux comprendre la relation avec les autres éléments (Terre, Eau et Feu) qui, jusque-là, n’avait pas été aussi clairement expérimentée dans mon corps.
Le dernier module ‘Du massage à l’art’ m’a aussi permis de faire le lien avec les aspects yin et yang de chaque élément et d’en mieux comprendre les qualités. Ainsi, je me sens maintenant plus en position de proposer tel ou tel massage ou d’inclure telle ou telle manœuvre pour favoriser un bienfait particulier en fonction du besoin de la personne ou de ce qu’elle va faire après la séance. Jusqu’à présent, les massages pratiqués ont été surtout en relation avec la Terre avec essentiellement des manœuvres de pétrissage, lents et profonds qui amènent une grande détente.
A quelques reprises, pour les personnes qui ont des tensions musculaires très importantes et des raideurs au niveau des articulations, j’ai utilisé les frictions pour amener la chaleur bienfaisante du Feu.
Depuis peu, je sollicite des ami(e)s pour travailler le massage de l’Eau complet qui, je le constate, surprend un peu de par le fait qu’il n’y a aucun pétrissage mais qui, à l’unanimité, apporte un bien-être immense avec une grande sensation d’allègement, comme si l’Eau faisait un grand travail de nettoyage interne. La détente est présente mais différente de celle procurée par le massage de la Terre. C’est un massage que j’ai hésité à faire en entier jusqu’à présent car je trouve que si la personne n’est pas entièrement nue, cela oblige à interrompre certaines manœuvres alors que c’est aussi un des aspects très intéressant de ce massage, à savoir procurer cette sensation d’enveloppement global du corps. Mais progressivement, avec des personnes que je connais bien, j’ai pu aborder la nudité et j’ai un grand plaisir à le pratiquer. J’ai, pour ce faire, sélectionné des musiques et sons de vagues et de rivières afin d’être plus en lien avec l’élément Eau et cela semble très apprécié. J’ai également pratiqué le massage de l’Air avec des pressions et des mobilisations, soit en complément d’un massage de la Terre par exemple ou complet. Je peux évoquer, notamment, la nette amélioration qu’une personne, qui avait momentanément des difficultés respiratoires, a pu ressentir. Par contre, je constate, comme pour le massage de l’Eau, que les personnes ne sont pas habituées à ce genre de manœuvres non plus et si toutes ont beaucoup apprécié ce type de massage, certaines ont quelque résistance à se laisser faire. Alors je les invite à juste se détendre et si cela ne fonctionne pas, je n’insiste pas pour éviter les tensions que pourraient créer la volonté de contrôler leurs mouvements.

Sur un plan plus personnel du lien avec les 4 éléments, notamment dans l’expérience des exercices en extérieur et des balades en forêt au bord de la rivière, j’ai réalisé à quel point cela me faisait du bien d’être au contact de la nature. Avec l’émerveillement de l’intelligence de mon corps vient l’émerveillement de l’intelligence de la nature et la prise de conscience grandissante de l’intelligence de l’Univers. L’apprentissage et le plaisir à être dans le silence, à l’écoute, présente lors des séances de massages (données ou reçues) a amené la prise de conscience du besoin et du plaisir à écouter les bruits de la rivière, des vagues, du vent qui caresse mes oreilles, du bois qui craque sous mes pas, à observer la nature, perdre mon regard dans la danse tourbillonnante des flocons de neige, sentir les odeurs…
 

L’énergie de vie


Lors de la semaine du stage Praticien, tous les enseignements m’ont beaucoup apporté sur un plan personnel. L’aspect le plus marquant a été la prise de conscience que je portais en moi une énergie de destruction, cette énergie que je m’étais efforcée jusqu’à présent d’ignorer en moi comme à l’extérieur de moi, pensant que le monde serait meilleur si elle n’existait pas. Mais j’ai réalisé pendant la journée avec Amaël que cette énergie de destruction et de mort, en fait, était utile, voire une force nécessaire pour ne pas dire vitale, qu’elle faisait partie de moi et que la rejeter, c’était rejeter tout un pan de la vie en moi. C’est comme si sans mort, il n’y avait pas de vie.
Je réalise, en écrivant ces mots, à quel point je suis émue par la puissance d’amour de l’acceptation de qui nous sommes, avec nos pulsions de vie, de mort, d’amour, de haine, avec nos peurs qui nous entraînent sur des chemins souvent douloureux pour nous et pour ceux qui nous entourent. Et que lorsque l’on s’incline enfin devant nos limites, à quel point le cœur peut s’ouvrir et devenir léger. Mais l’acceptation ne va pas de soi…
 

Mon projet


Oui, l’acceptation ne va pas de soi mais la pratique du massage est un merveilleux outil pour aller vers cette douceur de l’accueil de soi et de l’autre. Et j’ai beau le tourner dans tous les sens, masser des enfants ou adolescents, des personnes âgées ou en fin de vie, masser pour soulager l’arthrose, la sciatique…, quel que soit le projet qui pourrait me tenir à cœur, et tous me tiennent à cœur en réalité, finalement c’est toujours la même chose dont il s’agit : donner de la bienveillance.
Oui, mon projet est d’être dans une intention bienveillante qui prend forme grâce au massage et au toucher qui vont amener détente, relaxation, souplesse, connexion à soi, bien-être tout simplement mais aussi prises de conscience, réconciliation avec soi, et soulagement de la douleur parfois…

Mais comme il s’agit ici de développer un sujet en particulier, alors je choisis celui que j’ai pu particulièrement approfondir ces derniers mois, à savoir la relation entre massage et arthrose, ayant à cœur d’apporter un soulagement a des personnes de mon entourage proche qui souffrent de cette affection.
Mes recherches sur Internet m’ont tout de suite ouvert des portes, YouTube foisonnant de vidéos sur le sujet, donnant toutes les explications et les témoignages dont on peut rêver. La mise en application sur des amis proches de quelques conseils, qui m’ont semblé judicieux, a vite confirmé que, effectivement, le massage amène un véritable mieux-être, instantanément et pouvant durer quelques jours.
D’autres actions peuvent être facteurs d’amélioration, voire d’enrayement de la maladie, notamment au niveau de l’hygiène de vie et de la manière de s’alimenter, mais je ne développerai pas cet aspect ici qui sort du cadre du massage et du toucher. Je note toutefois que la pratique du massage peut tout à fait amener la volonté d’opérer de véritables changements dans la manière dont on traite son corps, notamment dans la manière de le nourrir.
Mais pour l’heure, donnons quelques explications. Tout d’abord, l’arthrose est une maladie qui touche les articulations. Et pour compléter, voici quelques notions anatomiques 1 .
Les articulations sont les zones où se réunissent deux os du squelette. Cette liaison de deux os est un dispositif qui permet les mobilisations des membres du corps.
Les deux parties osseuses qui entrent en contact ont chacune une forme qui permet de s’emboîter et de glisser l’une contre l’autre.
Le cartilage est le tissu qui enrobe la surface articulaire de l’os et le protège. Sa composition est proche de celle de l’os mais le cartilage est plus hydraté et sa surface complètement lisse, permettant ainsi un glissement des os au sein de l’articulation.
L’articulation est enveloppée d’un manchon fibreux complètement étanche appelé ‘capsule’. La capsule est un ensemble de fibres qui s’attache aux proximités des os et maintient les surfaces articulaires ensemble. Elle est tapissée par la membrane synoviale dont la principale fonction est de secréter la synovie, liquide qui nourrit le cartilage et qui lubrifie les surfaces de l’articulation pour également améliorer les glissements.
Pour mieux comprendre cette maladie, l’arthrose se traduit par une dégénérescence du cartilage (fissuration de la surface vers la profondeur du tissu
cartilagineux). « Le cartilage articulaire n’est pas un tissu inerte : il est le siège d’une intense activité où la production de chondrocytes (cellules du cartilage) s’oppose, au début du moins, à la destruction de ces mêmes cellules. Lorsque les phénomènes de destruction l’emportent sur la régénérescence cartilagineuse, l’épaisseur du cartilage diminue et l’articulation s’altère définitivement. Au cours de la destruction cartilagineuse, de petits morceaux de cartilage peuvent se détacher et «flotter » dans la poche articulaire : ils y déclenchent alors des poussées inflammatoires mécaniques qui se traduisent par une hypersécrétion de liquide et par un gonflement de l’articulation…
Des excroissances osseuses (ostéophytes) peuvent également apparaître et provoquer des déformations de l’articulation particulièrement visibles au niveau des mains et des genoux…
L’arthrose n’a pas d’effet particulier sur l’état général des personnes. Cependant, les lésions arthrosiques entraînent un raidissement articulaire qui peut entraîner des douleurs et aboutir à une vraie limitation des capacités motrices.
Schématiquement, on peut considérer que l’arthrose est le résultat de contraintes physiques sur le cartilage mais à l’origine, interviennent de nombreux facteurs encore mal connus. Les principaux facteurs de risques suspectés sont :
- Généraux : âge, poids, ménopause, autres rhumatismes (chondrocalcinose,
hyperostose de Forestier…)
- Génétiques
- Locaux : traumatismes importants ou faibles à répétition, anomalie de position de l’articulation, séquelles d’arthrite, séquelles de fractures… »
Le massage va pouvoir amener un mieux-être sur les aspects liés à la contrainte physique, notamment les tensions musculaires car, en se contractant, les muscles vont d’autant plus maintenir les surfaces articulaires des os en pression l’une contre l’autre. Un soulagement peut donc être apporté par le massage en libérant les tensions musculaires pour amener plus de souplesse au niveau de l’articulation.
D’autre part, le massage améliorant la circulation du sang, l’augmentation de la vascularisation va permettre une meilleure nutrition du cartilage et une plus grande résistance au phénomène d’usure.
Très similaire à l’approche enseignée dans le Massage des 4 Orients, l’idée est de commencer par une prise de contact globale, qui ici permet de dépasser très largement la zone articulaire, avec un toucher léger. Ensuite peut survenir, et de manière progressive, un travail plus en profondeur de pétrissage, de torsion même (comme quand on essore un linge) quand il s’agit de muscles conséquents (comme les muscles de la cuisse par exemple dans le travail de l’articulation du genou), pour chercher à faire bouger la masse musculaire et bien étirer de part et d’autre du muscle afin de bien détendre et bien faire circuler le sang. L’articulation elle-même peut être mobilisée, avec douceur, sans la forcer aucunement afin de travailler sur la
souplesse. Après ce travail en profondeur, sur les deux faces antérieure et postérieure des membres concernés, le massage est conclu avec des manœuvres légères et englobantes, encore une similitude avec le Massage des 4 Orients, qui va du global vers le spécifique pour revenir vers le global et unifier.
Certaines huiles essentielles sont efficaces pour les douleurs articulaires. J’ai utilisé jusqu’à présent le baume que nous avons fabriqué en formation avec de la Gaulthérie, de l’Eucalyptus Citronné et de l’Hélichryse. On peut également conseiller la synergie suivante (dosage 2 à 3% pour chacune d’elle) :

- Gaulthérie (anti-inflammatoire, vaso-dilatatrice, décongestionnante)
- Eucalyptus Citronné (antirhumatismale, antalgique notamment pour les douleurs articulaires, anti-inflammatoire sur l’appareil rhumatismal)
- Ravintsara (décontractant musculaire, antalgique)
- Lavande Aspic (anti-inflammatoire, antalgique rhumatismal).

Au terme de ces réflexions, j’aimerais rajouter que si la connaissance du corps humain ainsi que de certaines affections sont évidemment nécessaires pour respecter les règles de bases et bien connaître les cas de contre-indications, forte de l’enseignement qui m’a été donné mais aussi de ma propre expérience, je peux dire que si je laisse la place au toucher, en quelque sorte si je m’efface en lâchant mon mental, alors le toucher fait son travail. Tout simplement. Et le corps, dans sa grande intelligence, va aussi faire le sien. Si on le laisse faire aussi bien sûr…
Voila. Ce travail d’écriture touche à son terme. Et je souhaite conclure en remerciant encore une fois Cécile pour la belle aventure qu’a été cette formation, et qui ne va, évidemment, pas s’arrêter là !


1 Sources :
Anatomie pour le mouvement – Blandine Calais-Germain






Par Adrien Pizon
Promotion 2017



Ce que m’a apporté le toucher.

Je me suis inscrit à cette formation pour me professionnaliser et découvrir d’autres pratiques pour accéder au bien-être. En effet, au cours de ma vie professionnelle, personnelle et affective, j’ai pu découvrir l’importance du positionnement et du toucher dans la recherche du bien-être chez les personnes de mon entourage.

Ma formation à l’École Hôtelière de Besançon m’a permis de travailler dans des établissements de luxe où la recherche du bien-être est une préoccupation de tous les jours. En tant que réceptionniste, mon travail consistait à proposer les services internes et externes à l’hôtel. J’ai été très attiré, par ces lieux où règne le calme et la sérénité.

Dans mon travail sur le toucher, le premier objectif à souligner est la remise en question. C’est grâce au sens donné par Cécile Durin à la formation et aux réponses et questionnements avec lesquels je suis arrivé à l’institut.

Grâce au toucher, j’ai revécu certains moments difficiles de ma vie, mais aussi de très bons. Je redécouvrais sous une autre forme avec un autre œil, un autre regard, les attitudes de violence vécue avec ma famille. J’ai pu ressentir à nouveau l’agressivité et les énergies déployées dans ces moments. Cette expérience m’a permis d’ouvrir le dialogue avec mes parents, au sujet de ce traumatisme durant mon enfance.

Le toucher m’a également donné des techniques afin de me recentrer, par un meilleur positionnement. Le positionnement c’est dans la pratique du massage à l’extérieur de l’Institut Chun, que j’ai pu le mettre en pratique.


Le massage dans la pratique du Judo.

Il y a une quinzaines d’années le judo occidental se résumait à une sorte de lutte en kimono. La structure corporelle des athlètes était travaillée en conséquence, soit très musclé mais très peu technique pour la plupart.

A cette époque la Russie, la Géorgie dominait le judo mondial. Depuis janvier 2017 certaines règles du judo ont bien changé. Une vision plus traditionnelle d’un point de vue technique. Depuis le japon revient sur les plus hautes marche du podium.
L’équipe nationale du Japon fait de la poterie 2h par semaine, de la méditation, du yoga et bien d’autres pratiques qui leurs permettent de stimuler leur énergie. Dans la pratique du judo occidental il reste peu de place pour cela. « L’approche du judo en tant qu’art de vivre ». C’est un sujet qui me tient à cœur et sur lequel je mets l’accent.

La pratique du judo à haut niveau m’a également permis avec l’aide de mes entraîneurs de développer une certaine forme de méditation et d’écoute de mon corps. C’est dans cette pratique que j’ai également découvert les premiers massages bien être.

Le travail du toucher se fait sur plusieurs niveaux :
Avant l’effort, pour faire en sorte que le corps et l’énergie soit disponible. Cela diminue le risque de blessures. Certains stages de judo durent une semaine. Pendant ces périodes, les athlètes repoussent les limites de leurs corps (footing, renforcement musculaire, régime).
Après l’effort, le massage va permettre au sang, à la lymphe et à l’énergie de circuler à nouveau en harmonie dans le corps. Bien sûr, mes massages n’ont pas vocation à soigner mais à rendre disponible pour éviter les accidents.

Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont permis de réaliser cette formation et ce mémoire : Cécile, ma famille, tous les gens de la promotion et le PSB Judo de Besançon.




Louise von Holtey
Roquebrune Cap Martin
Promotion 2017



Qu’est ce que le toucher / massage m’a apporté et m’apporte?

Le massage régulier a changé ma relation entre mon être profond et mon corps. Pour se protéger, mon être profond se cachait confortablement derrière mon corps, qui lui, avait intérêt à fonctionner correctement, un peut comme un soldat.
Une torticolis m’a forcée à consulter un ostéopathe qui, grâce à son toucher très présent, m’a ouvert les yeux sur mon comportement face à mon âme, et à travers un travail commun, nous avons redonner à mes sentiments le droit de s’exprimer.
En apprenant à masser moi-même, ce langage à pu évoluer et faire parti de mon quotidien.
J’ai aussi travaillé avec une énergéticienne qui, avec l’aide de son toucher, m’a fait revivre des moments douloureux de mon enfance, qui en les revivant, m'a aidé à changer ma vision de ces moments, des personnes concernées, et de moi incluse.

Le toucher m’a apporté un bien-être pour le corps en premier, puis l’esprit. C’est un bien-être qui ne passe pas que par le bonheur d’être touchée, enveloppée, entourée d’attentions, mais aussi un bien-être qui m’a fait mal. Le toucher touche à tout mon corps qui transporte l’histoire de ma vie avec ses moments de joies comme ceux de ses peines. Quand le coté douloureux de mon corps est touché, mon esprit, mon être profond l’est aussi. En les touchant, ces parties douloureuses se sont mises en mouvement pour s’échapper peut-être, mais elles ont dût changer de place et de fonctionnement, et donc ont du évoluer dans un sens ou l’autre. Par ce mouvement, elles m’ont demandé de l’attention, de la réflexion, elles me font voire et admettre certains blocages ou zones cachées à moi-même. Ce mouvement provoqué par le toucher m’a révélé à moi-même et je rentre chez moi avec plein de travail. Le toucher ou le massage me font rencontrer d’autres personnes que celles connues jusqu’ici, ou redécouvrir celles que je côtoyais déjà. Ces personnes m’aident à développer ma vision de la vie, de mon être et de mon corps, comme leur monde à eux aussi.

Pour l’avenir j’aimerais que le toucher / massage, entre autre, m’apprenne à ralentir dans mes actes et pensées, à prendre le temps d’écouter pour comprendre plus profondément.

Institut Chun - Centre de Formation en MTC, Massage, Reflexologie, Qigong Tuina, Acupressure

Centre de Formation en Acupression, Réflexologie, Massage Bien-Etre et Qigong-Tuina.
Depuis 2004, l'institut Chun propose des formations dans les domaine de l'acupressure, de la réflexologie et de la médecine traditionnelle chinoise, mais aussi des cours de Qigong, des initiations en massothérapie et réflexothérapie, et des cursus pour devenir Praticien, réflexologue ou massothérapeute...

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